Un extrait du livre

 

« Viens voir ce que tu as fait… »

 

« Après avoir vécu et difficilement ­surmonté de telles révoltes, voici [que Rosalie] s’apaise auprès de Louise, qui a repris sa place. Elle entre à présent dans ce cinquième âge, l’âge au-delà de tout âge, l’âge auquel elle a définitivement acquis le droit d’être elle-même, de reconquérir ce qui lui appartient, sa joie de vivre de son enfance, sa beauté de jeune femme, sa générosité de mère, son inaltérable courage de tous les instants. Par tant de ruptures et de malheurs, de mépris et d’abandons soufferts des années durant sans se plaindre, enfin telle qu’en elle-même par sa mort annoncée, elle peut rejoindre le personnage d’Ysé, elle le dépasse […]. Et comme Christophe Colomb, malade, vieux et ruiné, elle s’entend appeler : “Viens voir ce que tu as fait sans le savoir ! Prends ta place !” »